Anton est un des multiples personnages que j'ai joués dans la Cave. Vous pouvez accéder à la liste complète pour découvrir les autres.
Les pages suivantes dévoilent, à des degrés divers, des secrets que vous préférez peut-être découvrir par vous-même en cours de jeu. Ne lisez pas si vous participez à la Cave et voulez les apprendre au fur et à mesure!
Anton passerait probablement
inaperçu dans la foule s'il n'émanait de lui l'aura sauvage des
garous. Ses cheveux roux et sa peau claire dénotent une ascendance
irlandaise, mais sa voix rauque porte un accent anglais. Il
s'habille de vêtement de jean's et porte autour du cou un bandana
qui lui sert à cacher une horrible cicatrice: en effet, sa chair
semble avoir été rongée du cou presque jusqu'au coude gauche. Sous
forme animale, c'est un beau loup roux si l'on fait abstraction de
sa cicatrice pelée, d'une taille plutôt modeste mais manifestement
vigoureux. Son pantalon est dédicacé, contrairement à sa veste et
ses chaussures.
Il porte deux collier d'apparence primitive, généralement dissimulés sous sa veste, manifestement des fétiches ou talens garous: le premier est fait d'un morceau de bois noir aux contours irréguliers sur lequel est représenté un disque doré; l'autre est un cristal de quarz enchâssé dans du métal. Il a également dans sa veste un klaive pourvu d'une lame d'une vingtaine de centimètres de long.
Anton est plus détendu depuis qu'il s'est expliqué avec Sabrina, mais plus déprimé aussi. D'une manière générale, il est plutôt ouvert pour un garou; même s'il ne porte pas les vampires dans son cœur et n'hésite pas à le leur faire sentir s'ils font preuve d'un peu trop d'arrogance à son goût, il supporte leur présence et tente en général de rester poli. Sa relative ouverture d'esprit ne l'empêche cependant pas de garder des opinions très tranchées et d'admettre ses torts avec difficulté, mais il se montre rarement agressif sans provocation.
Bien qu'il haïsse le Ver jusqu'aux tréfonds de son âme et soit prêt à donner sa vie pour lutter contre les ennemis actifs de Gaïa, son véritable intérêt réside dans le théâtre et les spectacles pour enfants.
Alors que Tia rumine la disparition de JC, la Porte s'ouvre une fois de plus sur la nuit. Deux personnes entrent: un homme, la main posée sur l'épaule d'une adolescente. Il lui murmure quelque chose, probablement trop bas pour être entendu. Le geste qui aurait d'abord pu passer pour affectueux prend alors un autre sens; tête baissée, traînant des pieds, la jeune fille rechigne à avancer si bien que l'homme doit la pousser avec modération mais fermeté pour l'inciter à descendre les marches. La gamine se dégage rapidement, avec une certaine colère, et déboule dans les escaliers.
L'homme s'immobilise alors pour jeter un long regard à l'ensemble du décor et des clients. Il a l'air vaguement sur la défensive tandis qu'il cherche quelqu'un — qu'apparemment, il ne trouve pas, ce qui semble provoquer chez lui un mélange de déplaisir et de soulagement. C'est un homme plutôt jeune, peut-être aux alentours de trente-cinq ans, de taille moyenne, mal rasé, yeux noisette, cheveux d'un roux tirant sur le châtain. Il porte un pantalon et une veste en jean's. Malgré la douceur de la température extérieure à en juger par le léger courant d'air qui a accompagné l'entrée du couple, elle est fermée jusqu'au col. L'individu porte également un bandana noué autour du cou. Il y a quelque chose de sauvage en lui, comme une impression qu'il laisse quand on le regarde.
A l'instar de son aîné, l'adolescente a jeté un coup d'oeil rapide
et nerveux autour d'elle. Difficile de savoir ce qu'elle en a
retiré, mais elle rétorque au type, d'une voix sourde: « J'te l'avais dit! »
Pour ceux qui voudraient la détailler du regard, une constatation s'impose: elle est de la famille de Sabrina, qui a disparu il y a peu. Plus jeune, peut-être dix-sept ou dix-huit ans, la même silhouette, elle est un peu plus grande, du côté du mètre soixante-cinq, mais elle a les mêmes yeux vert émeraude, la même forme de visage, triangulaire, les pommettes hautes, et simplement d'une grande beauté. Par contre, le contraste entre ses cheveux de jais, qui lui arrivent à mi-dos, lisses et brillants, et la cascade sauvage rouge qui orne le dos de son aînée, reste assez remarquable. Il faut aussi noter que le seul bijou qu'elle porte est un petit brillant dans la narine gauche.
Autrement, elle est vêtue d'un petit short de jeans tout simple,
d'un T-shirt blanc très simple aussi, avec marqué, en grosses
lettres noires: « My ancestors raped the planet and all I got was this
lousy t-shirt. »
Elle a aussi noué autour de la taille un
sweat shirt gris. Aux pieds, elle porte des tennis blanches, sans
chaussettes.
Après un instant d'hésitation, l'homme quitte la demoiselle pour se diriger vers le bar, plus précisément Tia. Il examine de nouveau l'ensemble de la salle en attendant que la serveuse s'approche. L'adolescente, elle, reste immobile, puis, quand son accompagnant a atteint le comptoir, elle jette un coup d'oeil rapide vers la sortie, puis vers lui, hésite, et se résigne à aller vers le bar, pour s'asseoir deux tabourets plus loin, d'un air mi-boudeur, mi-anxieux. Elle ne dit rien.
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Dernière modification: 6 février 2005.