Daniel est un des multiples personnages que j'ai joués dans la Cave. Vous pouvez accéder à la liste complète pour découvrir les autres.
Les pages suivantes dévoilent, à des degrés divers, des secrets que vous préférez peut-être découvrir par vous-même en cours de jeu. Ne lisez pas si vous participez à la Cave et voulez les apprendre au fur et à mesure!
Trente-cinq ou quarante ans,
plutôt grand (1 m 85), bien bâti, l'allure sportive, Daniel Vernain
respire la santé. Ses cheveux, ses iris et sa peau sont dans le même
ton de brun clair, lui donnant un aspect presque animal.
Il a cependant bien changé depuis la dernière fois qu'il est venu dans la Cave: il a maintenant des allures de naufragé, avec ses cheveux longs, sa barbe de trois ans, ses haillons et la crasse accumulée. Mais sa dentition toujours aussi blanche et impeccablement alignée trahit qui n'a pas pour autant négligé son corps.
Il est froid et méprise profondément tout individu excepté lui-même. Son rêve est d'arriver un jour à commettre le meurtre parfait à ses yeux.
Il est tueur à gages, spécialiste en "morts naturelles", et ses services sont très recherchés dans la pègre malgré la crainte que sa réputation inspire. Il n'hésite pas en effet à éliminer son employeur s'il estime s'être fait doubler.
Son séjour forcé dans un royaume du paradoxe n'a guère amélioré son caractère... L'orgueil de s'en être sorti sans aide ne fait que s'ajouter à ses penchants naturels. Mais pour l'instant, il est de bonne humeur, ivre de joie d'avoir réussi à revenir dans le monde matériel; il pourrait même se montrer sympathique, et sans rien attendre en retour!
Un homme pénètre dans la Cave d'un pas nonchalant mais empli d'assurance. Il est plutôt grand (1 m 85), large d'épaules, et il a une allure sportive, débordante de santé. Ses cheveux châtain encadrant un visage carré, ses yeux noisette et sa peau mate lui donnent un air presque animal. Il paraît avoir trente-cinq ou quarante ans. Il porte des vêtements banals (jeans, T-shirt, baskets) et un sac de voyage. Un mince sourire, narquois ou peut-être seulement satisfait, flotte sur ses lèvres.
Sans se presser, il traverse la salle, dépassant les six gorilles et M'Bombo, pour aller s'installer au bar, et dépose son sac par terre à côté de lui. Quand il ouvre la bouche pour parler, sa voix, théâtrale, presque affectée, contraste étrangement avec son habillement décontracté.
« Barman, servez-moi un whisky; ce que vous
avez de meilleur. Peu m'importe le prix. Car ce soir, j'ai décidé de
prendre des vacances! »
Puis il fait le tour de la salle du regard, jaugeant l'atmosphère tendue, pour finir par le poser sur les agents technomanciens. Il relève le menton, ferme les yeux pour ne laisser qu'une mince fente entre ses paupières, et son sourire s'élargit, carnassier (mais dépourvu de toute canine proéminente), dévoilant des dents d'une blancheur immaculée et d'un alignement parfait.
« Mais peut-être pourrai-je d'abord vous
aider à nettoyer les lieux de ces intrus. J'ai déjà eu affaire à ce
genre d'individus dans le passé, et quand il s'agit d'eux, je suis
toujours prêt à offrir gratuitement mes services... »
Il se penche pour ramasser son sac, le pose sur ses genoux et l'ouvre, sans perdre son sourire.
L'écho assourdi d'une portière de voiture qui claque résonne dans l'entrée de la Cave, bientôt suivi par des éclats de voix pleines d'entrain. Un couple pénètre nonchalamment dans la pièce et se dirige vers le bar.
Les yeux noisette de l'homme se posent sur les clients avec l'assurance de celui qui ne craint personne. Il est vêtu d'un costume gris sombre très chic et d'un manteau de cuir noir qui semble particulièrement lourd. Il porte un sac de voyage assez banal, jurant avec son allure soignée.
Mais c'est la créature superbe accrochée à son bras qui attire tous les regards. Une robe rouge sang, semblant vaporeuse comme un voile et douce comme de la soie, met en valeur sa beauté, laissant libres sa jambe et son bras gauches. Des bijoux d'or brillent sur sa peau mate et se mêlent au tissu, et une natte de cheveux aux reflets roux, rehaussée du métal précieux, tombe presque jusqu'au sol. Ses ongles très longs sont également dorés, de même que le diadème qu'elle porte sur son front. Ses yeux d'un vert magnifique brillent à la lumière de la salle, semblables à des émeraudes.
Et comme un malheur n'arrive jamais seul et que je n'ai que des underbills que c'en est pathétique...
Pierre et Hélène frissonnent en chœur, d'un merveilleux ensemble, et se rapprochent instinctivement l'un de l'autre. Sophie se contente de tressaillir, son front se plisse et ses mains se crispent de nouveau derrière le comptoir. Jo' sursaute, tourne la tête en tous sens jusqu'à poser sur le nouvel arrivant un regard où la crainte naît peu à peu, au fur et à mesure que l'information arrive à son cerveau. Elle se presse contre Georges, y cherchant un réconfort.
La tension est palpable du côté du bar; les regards de quatre personnes sont rivés sur Rose. Effroi, méfiance, crainte.
Et soudain, incongru, un rire dément résonne dans la rue, au-dehors de la Cave, accompagné d'une chanson à boire hurlée d'une voix de fausset. La Porte s'ouvre d'un coup, et un homme apparaît en haut de l'escalier. Vêtu de haillons, cheveux longs, visage perdu dans une barbe châtain, peau bronzée, il évoquerait un naufragé sur une île déserte. Mais son regard brûlant et le sourire, que dis-je, le rictus qui trône sur ses lèvres sont emplis d'une rage de vivre sans pareille, et la certitude d'une victoire sur l'univers entier que lui seul connaît. Dans la main droite, il agite une liasse de billets de banque à l'aspect neuf.
L'homme pose sur Rose un regard moqueur, le double en riant pour
aller jusqu'au bar, et lance à Sophie en abattant la liasse de
billets sur le comptoir: « Serveuse, tournée
générale! Et pour moi, whisky, une pleine bouteille! »
La jeune femme tressaille, arrachée à sa contemplation de Rose, et
balbutie « Oui... Oui monsieur. »
Sans quitter
des yeux l'origine de son malaise, elle sert à l'autre sa bouteille
de whisky. L'homme dévisse le bouchon, s'accoude au bar, et commence
à boire bruyamment au goulot, sans prendre garde au liquide qui
ruisselle autour de sa bouche...
A peu près à cet instant, la Porte s'ouvre. Un homme descend les marches, lentement, un mince sourire sans chaleur flottant sur ses lèvres. Grand, bien bâti, cheveux châtain impeccablement coupés et costume anthracite, c'est un Daniel bien plus présentable qui s'avance jusqu'au comptoir. Il porte sur l'épaule un grand sac de sport, apparemment bien rempli.
L'homme accorde à peine un regard à la salle et se dirige droit vers
le fantôme. Il lui adresse un signe de tête et parle de sa voix
affectée: « Bonsoir. J'espère ne pas être trop en
retard?... »
Ce site est membre de Chocolat: miam!.
Retour à ma page sur la Cave.
Retour à ma page principale.
Dernière modification: 28 décembre 2003.